Eric Maurin



Éric Maurin est directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’École d’économie de Paris. Il a notamment publié Le Ghetto français (Seuil/La République des Idées, 2005), La Nouvelle Question scolaire (Seuil, 2007) et La Peur du déclassement (Seuil/La République des Idées, 2009).

Photo : Seuil



Site internet : http://www.jourdan.ens.fr/ emaurin/



Ouvrages de l'auteur(e) parus dans la collection :

  • La Fabrique du conformisme

    juillet 2015

    On est passé d’un conformisme contraint par la tradition et dominé par la peur de la réprobation sociale à un conformisme d’adhésion, une dépendance consentie aux règles observées par ceux qui nous entourent, motivée par la peur de l’isolement et du déni de notre existence.

  • Les nouvelles classes moyennes

    janvier 2012
    Mots-clés : |

    Les classes moyennes sont souvent considérées comme le noyau stable de la société. En réalité, elles sont le lieu où s’expriment les aspirations les plus intenses à l’ascension sociale et les craintes les plus aiguës face au déclassement. Aiguillonnées par la peur de tomber et le désir de s’élever, elles ont su maintenir leur position tout au long des dernières décennies, au terme d’une compétition sans merci pour les statuts les plus protégés, les quartiers les plus sûrs et les diplômes les plus valorisés. En librairie le 12 janvier 2012.

  • La peur du déclassement

    septembre 2009

    Déclassement : le mot est aujourd’hui sur toutes les lèvres et sous toutes les plumes. Mais, au-delà de son caractère incontournable, il recouvre deux réalités bien distinctes. La plus évidente a trait aux ruptures qui conduisent des individus à voir leur position se dégrader. La deuxième est encore plus décisive : c’est la peur du déclassement.
    Entretien avec Eric Maurin (voir la vidéo)

  • La Nouvelle critique sociale

    mai 2006

    La société française a profondément changé depuis la fin des Trente Glorieuses, mais tout se passe comme si elle ne le savait pas encore. Elle en distingue sourdement les symptômes et en éprouve les manifestations les plus douloureuses (chômage, exclusion, insécurité sociale, ségrégation territoriale, sentiment de déclassement...) Mais elle peine à se représenter clairement les causes et les ressorts de ce bouleversements. Et, faute de se comprendre elle-même, elle manque des ressources nécessaires pour retrouver le goût de l’avenir et se gouverner collectivement de manière efficace. D’où l’urgence de fonder une « nouvelle critique sociale » pour donner à voir les antagonismes qui la structurent et lui rendre la force et la capacité d’évoluer.

  • Le ghetto français

    octobre 2004

    Le problème de la ségrégation urbaine en France ne se limite pas à quelques centaines de quartiers dévastés par l’échec et la pauvreté. Ceux-ci ne sont que la conséquence la plus visible de tensions séparatistes qui traversent toute la société, à commencer par ses élites. À ce jeu, ce ne sont pas seulement des ouvriers qui fuient des chômeurs immigrés, mais aussi les salariés les plus aisés qui fuient les classes moyennes supérieures, les classes moyennes supérieures qui évitent les professions intermédiaires, les professions intermédiaires qui refusent de se mélanger avec les employés, etc. Le phénomène est d’autant plus préoccupant qu’en enfermant le présent, les fractures territoriales verrouillent aussi l’avenir des individus et les assignent à des destins sociaux écrits d’avance. Tel est l’enseignement de cette enquête au cœur du « ghetto français », qui révèle une société marquée par la défiance et la recherche de l’entre-soi, et découvre en chacun de nous un complice plus ou moins actif de la ségrégation urbaine.

  • L’égalité des possibles

    mars 2002

    Parmi les changements profonds de la société française depuis vingt ans, certains n’ont pas encore été vraiment analysés et compris alors qu’ils apparaissent chaque jour comme un peu plus essentiels. C’est tout particulièrement le cas de l’identité au travail et des relations d’emploi dans l’entreprise. La fragilisation et la personnalisation croissantes de ces relations a conduit au brouillage d’une appartenance politique et sociale autrefois largement définie par le travail autour de la classe ouvrière notamment. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Le monde du travail fournit de moins en moins de repères, alors même qu’il continue d’être à la source de nombreuses inégalités dans la société. La compréhension du contexte et des enjeux autour de ces questions commande d’aller bien au-delà des imprécations habituelles et des constats désabusés sur “ l’individualisation de la société ” ou “ la fin des classes sociales ” ; il s’agit de décrire scrupuleusement les mécanismes à l’œuvre et d’en donner à lire le sens profond. C’est ce que propose cet ouvrage tout en esquissant les contours d’une nouvelle société française plus soucieuse d’une “ égalité des possibles ” que de la correction illusoire et finalement inefficace des inégalités de fait.